Encyclopédie de l’aviculture · École NEXTEKCI · Matières premières de l’aliment
Le sorgho et le mil
Le sorgho et le mil sont des céréales des zones sèches qui peuvent remplacer une partie du maïs comme source d’énergie. Ils ne colorent ni le jaune d’œuf ni la peau, et certains sorghos contiennent des tanins qui réduisent la digestion. Leur emploi se décide dans la formule, pas au jugé.

Les repères
- Rôle principal
- Énergie, proche du maïs
- Protéines
- Un peu plus que le maïs, souvent autour de 9 à 12 %
- Couleur
- Ne colore pas le jaune d’œuf ni la peau
- Point d’attention
- Tanins de certains sorghos (souvent les grains foncés)
- Stockage
- Grain sec, à l’abri des insectes et des moisissures
Ce que c’est
Le sorgho et le mil sont des céréales à petits grains, adaptées à la chaleur et à la sécheresse. Ils sont cultivés surtout dans le nord de la Côte d’Ivoire et dans les pays sahéliens voisins, souvent pour l’alimentation des familles.
Pour la volaille, ce sont des céréales d’énergie, comme le maïs. Le sorgho existe en variétés à grain clair et à grain foncé (rouge ou brun) ; le mil le plus courant est le mil chandelle.
Leur rôle dans la ration
Un sorgho à grain clair, pauvre en tanins, a une valeur énergétique proche de celle du maïs, un peu inférieure. Le mil nourrit bien aussi et contient souvent un peu plus de protéines que le maïs. Tous deux peuvent donc remplacer une partie du maïs quand celui-ci manque.
Ils ne contiennent presque pas de pigments : un aliment où ils remplacent le maïs donne des jaunes d’œuf plus pâles et des poulets à peau plus claire. Cela ne change rien à la valeur nutritive de l’œuf, mais certains clients préfèrent un jaune bien coloré.
Les limites
Certains sorghos, souvent ceux à grain foncé, sont riches en tanins. Les tanins protègent la plante contre les oiseaux, mais dans l’aliment ils gênent la digestion des protéines et freinent la croissance. Un sorgho riche en tanins ne vaut donc pas un maïs, même à poids égal.
Le mil broyé rancit assez vite à cause de ses matières grasses : on le broie au moment de fabriquer l’aliment. Les grains très petits doivent être bien broyés, sinon une partie passe sans être digérée.
Qualité et stockage
Comme le maïs, le sorgho et le mil doivent être secs, propres, sans sable ni cailloux, sans grains moisis et sans insectes. Les épis et les grains peuvent porter des moisissures et des toxines, y compris l’ergot, un champignon qui forme des grains noirs et allongés : un lot qui en contient ne se donne pas aux volailles.
On les stocke en sacs sur palettes, dans un local sec et aéré, et on surveille les charançons. Un lot inconnu se juge sur un échantillon : couleur du grain, propreté, odeur.
Les erreurs fréquentes
Remplacer tout le maïs par du sorgho ou du mil du jour au lendemain, sans refaire la formule : l’énergie, les protéines et la couleur de l’aliment changent, et la bande le ressent.
Acheter un sorgho foncé sans savoir s’il est riche en tanins, ou donner du grain entier non broyé à de jeunes oiseaux. Le choix de la céréale et de sa part dans l’aliment revient au nutritionniste ou au fabricant d’aliment.
