Encyclopédie de l’aviculture · École NEXTEKCI · Matières premières de l’aliment
Le son de riz et les brisures de riz
Le riz donne deux produits utiles à la volaille : les brisures, une céréale d’énergie proche du maïs, et le son, riche en huile mais qui rancit vite et dont la qualité dépend de la quantité de balle qu’il contient. La balle de riz, elle, ne nourrit pas.

Les repères
- Brisures de riz
- Énergie, protéines faibles, ne colorent pas
- Son de riz
- Riche en huile, souvent plus de 10 %
- Protéines du son
- Moyennes, souvent autour de 12 à 14 %
- Principal défaut du son
- Rancit vite à la chaleur
- Balle de riz
- Aucune valeur nutritive (litière seulement)
Ce que c’est
Le riz récolté (le paddy) passe par une décortiqueuse puis, souvent, par un blanchiment. On obtient le riz blanc, mais aussi trois sous-produits : la balle (l’enveloppe dure), le son (la fine couche brune sous la balle, avec le germe) et les brisures (les grains cassés).
Pour la volaille, les brisures et le son peuvent entrer dans l’aliment. La balle sert de litière, pas d’aliment.
Leur rôle dans la ration
Les brisures sont surtout de l’amidon : c’est une bonne céréale d’énergie, bien digérée, qui peut remplacer une partie du maïs. Comme le sorgho, elles ne contiennent pas de pigments : le jaune d’œuf et la peau sont plus pâles.
Le son de riz apporte de l’énergie grâce à son huile, des protéines en quantité moyenne, des fibres et des vitamines du groupe B. Comme le son de blé, son phosphore est en grande partie peu utilisable par la volaille.
Les limites
L’huile du son de riz rancit vite, surtout à la chaleur : en quelques jours à quelques semaines, un son frais prend une odeur forte et piquante. Un son rance est mal mangé, perd ses vitamines et peut troubler la digestion. Certains sons sont « stabilisés » par un chauffage qui ralentit ce rancissement.
Surtout, la qualité du son dépend de la quantité de balle qu’il contient. Un son mélangé de balle, fréquent à la sortie des petites décortiqueuses, est pauvre, très fibreux et irritant pour l’intestin. Les fibres et l’énergie variable du son obligent à l’utiliser avec mesure, surtout chez le poulet de chair.
Qualité, stockage et disponibilité
Un bon son de riz est fin, doux au toucher, sans paillettes dures et brillantes (la balle), sans odeur rance ni moisie. Une poignée frottée entre les doigts suffit souvent à sentir la balle. On l’achète frais, on le stocke au sec et à l’ombre, et on l’utilise vite. Les brisures se contrôlent comme un grain : sèches, propres, sans insectes ni moisissures.
Le riz est cultivé et décortiqué dans de nombreuses régions de Côte d’Ivoire, et beaucoup de riz est aussi importé. Son et brisures sont donc assez faciles à trouver, mais leur qualité varie beaucoup selon la décortiqueuse et la fraîcheur du produit.
Les erreurs fréquentes
Acheter du « son » qui est en réalité surtout de la balle, ou faire des stocks de son pour plusieurs semaines en saison chaude : il rancit dans le magasin.
Remplacer une matière première par du son de riz sans refaire la formule, ou en mettre beaucoup dans un aliment de démarrage. La place du son et des brisures dans l’aliment se décide avec le nutritionniste ou le fabricant d’aliment.
