Encyclopédie de l’aviculture · École NEXTEKCI · Espèces et races
Le poulet traditionnel ivoirien (poulet bicyclette)
Le « poulet bicyclette », ou poulet de village, est le poulet local élevé en liberté autour des maisons. Rustique et apprécié pour sa chair ferme, il pousse lentement et subit de fortes pertes. Quelques gestes simples suffisent pourtant à améliorer nettement ce petit élevage.

Les repères
- Noms courants
- Poulet bicyclette, poulet de village, poulet local
- Système
- Divagation autour des maisons
- Croissance
- Lente
- Reproduction
- Couvaison naturelle par la poule (21 jours d’incubation)
- Points forts
- Rusticité, chair ferme, peu de dépenses
- Point faible
- Fortes pertes de poussins (maladies, prédateurs)
Qu’est-ce que le poulet bicyclette ?
En Côte d’Ivoire, le « poulet bicyclette » désigne le poulet local, élevé en liberté dans les villages et les cours. Son nom viendrait de sa silhouette élancée, de ses longues pattes et de sa chair ferme, à l’opposé du poulet de chair à croissance rapide.
Ce n’est pas une race unique mais une population très variée : plumages de toutes les couleurs, cous nus, pattes emplumées. Cette diversité, façonnée par des générations de vie au grand air, lui donne sa rusticité.
Utilisation et place dans la société
Sa viande ferme et goûteuse est très recherchée, pour les repas de fête, les cérémonies et les cadeaux. Pour beaucoup de familles rurales, les poulets sont aussi une épargne sur pattes, vendue en cas de besoin.
Les œufs servent surtout à renouveler le troupeau par la couvaison. La production d’œufs de consommation reste faible : la poule pond peu et s’arrête pour couver et élever ses poussins.
Le système traditionnel
Les poulets divaguent toute la journée et trouvent l’essentiel de leur nourriture : graines, restes de cuisine, insectes, verdure. Ils reçoivent parfois un peu de grain et rentrent le soir dans un abri sommaire ou dans les arbres.
Ce système coûte très peu, mais les pertes sont lourdes, surtout chez les poussins : rapaces, serpents, chiens, chats, froid et pluie, et surtout les maladies. La maladie de Newcastle peut emporter une grande partie des poulets d’un village en quelques jours.
Améliorer l’élevage traditionnel
Un abri de nuit propre, sec et fermé protège des prédateurs et de la pluie. Pendant les premières semaines, garder la poule et ses poussins dans une cage ou un petit parquet réduit fortement les pertes. De l’eau propre chaque jour et un complément d’aliment, surtout pour les poussins, font pousser plus vite.
La vaccination contre la maladie de Newcastle est le geste qui sauve le plus de poulets : organisez-la avec le vétérinaire ou l’agent d’élevage de votre zone, comme le déparasitage. Gardez les meilleures poules couveuses et éliminez les sujets malades ou chétifs.
Passer à un élevage amélioré
Pour produire davantage tout en gardant une chair ferme appréciée des clients, beaucoup d’éleveurs passent aux poulets de couleur rustiques (chair roux, gris barré, hybrides), qui ressemblent au poulet de village mais grandissent bien plus vite, en bâtiment ou avec un parcours protégé.
Attention : les poulets de village qui divaguent peuvent porter des maladies. Ils ne doivent jamais approcher une bande de poulets de chair, de poulets de couleur ou de pondeuses.
