Encyclopédie de l’aviculture · École NEXTEKCI · Matériel d’élevage
Pipettes (nipples) et ligne d’abreuvement
Petites valves fixées sur un tuyau : l’oiseau touche la tige et reçoit une goutte d’eau. Système fermé, l’eau reste propre et la litière plus sèche. On compte environ 10 à 12 poulets par pipette, et 1 pipette pour 10 poules quand il fait 30 °C.

Les repères
- Débit faible (50 à 60 ml par minute)
- Environ 10 poulets par pipette
- Débit fort (80 à 90 ml par minute), avec coupelle
- Environ 12 poulets par pipette
- Pondeuses
- 1 pipette pour 10 poules à 30 °C (1 pour 20 à 25 °C)
- Espacement
- 35 cm au plus entre deux pipettes
- Hauteur
- À hauteur des yeux des poussins les 2 à 3 premières heures, puis juste au-dessus de la tête
- Rinçage des lignes
- À forte pression (1 à 2 bars), idéalement chaque jour, au moins 3 fois par semaine
À quoi elles servent
La pipette est une petite valve vissée sous un tuyau rigide. Quand l’oiseau pousse la tige avec son bec, quelques gouttes tombent ; quand il lâche, la valve se ferme. L’eau ne touche jamais l’air ni la litière : c’est un système fermé.
Avantages : une eau plus propre, une litière plus sèche, et pas de lavage quotidien comme pour les abreuvoirs ouverts. En contrepartie, il faut vérifier régulièrement que chaque pipette donne bien de l’eau : un simple coup d’œil ne suffit pas.
Combien de pipettes
Pour le poulet de chair : environ 10 poulets par pipette à faible débit (50 à 60 ml par minute), soit environ 100 pipettes pour 1 000 poulets ; environ 12 poulets par pipette à fort débit avec coupelle (80 à 90 ml par minute), soit environ 84 pipettes pour 1 000.
Pour les pondeuses, le besoin dépend de la chaleur : 1 pipette pour 10 poules à 30 °C, 1 pour 20 à 25 °C. Dans tous les cas, les pipettes sont espacées de 35 cm au plus et aucun oiseau ne doit marcher plus de 3 m pour boire.
Hauteur et pression
À l’arrivée, la pipette est à hauteur des yeux des poussins pendant les 2 à 3 premières heures, pour qu’ils la trouvent. Ensuite, on la place juste au-dessus de la tête : l’oiseau tend un peu le cou pour boire, les pattes bien à plat sur la litière. La ligne se remonte chaque semaine avec la croissance et reste bien horizontale.
La pression se règle pour qu’une goutte pende au bout de la pipette, sans couler. Litière mouillée sous la ligne : pipettes trop basses ou pression trop forte. Oiseaux qui boivent mal et litière très sèche : ligne trop haute ou pression trop faible en bout de ligne.
Entretien des lignes
Dans les tuyaux se forme un dépôt gluant, le biofilm, où les microbes se cachent. Rincez les lignes à forte pression (1 à 2 bars), idéalement chaque jour et au moins 3 fois par semaine, en ouvrant le bout de chaque ligne. Contrôlez et nettoyez le filtre à eau chaque semaine. Une eau calcaire forme du tartre qui bouche les pipettes.
Entre deux bandes : vider le circuit et la cuve, brosser la cuve, faire entrer une solution de nettoyage dans chaque ligne en suivant la notice du fabricant (gants et lunettes), la laisser agir au moins 12 heures si elle ne peut pas circuler, puis vidanger et rincer abondamment avant l’arrivée des poussins.
Les erreurs courantes
Croire qu’une ligne pleine donne de l’eau partout : une pipette bouchée ne se voit pas, il faut la toucher. Laisser la ligne trop basse ou la pression trop forte, ce qui mouille la litière. Oublier de remonter la ligne. Ne jamais rincer : le biofilm s’installe et les maladies digestives suivent.
Tout produit mis dans l’eau (vitamines, vaccin, traitement) l’est seulement sur prescription du vétérinaire, à sa dose et pour sa durée, et jamais avec un désinfectant dans l’eau un jour de vaccin : le désinfectant tue le vaccin.
Bien les choisir
Le choix se fait d’abord sur le débit : les pipettes à fort débit avec coupelle servent plus d’oiseaux chacune et la coupelle protège la litière. Prévoyez un réglage de pression facile d’accès, un filtre à l’entrée et un moyen simple de remonter la ligne. Les pipettes ont besoin d’une eau de bonne qualité : faites analyser l’eau au moins une fois par an.
