Encyclopédie de l’aviculture · École NEXTEKCI · Matériel d’élevage
Groupe électrogène et réserve d’eau
Les deux assurances de l’élevage contre les pannes : une réserve d’eau qui couvre au moins 48 heures de consommation maximale, et un secours électrique pour la chaleur, la lumière et la pompe. Un plan B qui n’a jamais été essayé n’existe pas.

Les repères
- Réserve d’eau
- Au moins 48 heures de consommation maximale
- 1 000 poulets de chair vers 42 jours
- Environ 360 litres par jour, jusqu’au double par très forte chaleur
- Réserve pour 1 000 poulets de chair
- Au moins 750 litres, le double en saison chaude
- 1 000 pondeuses à 30 °C
- Environ 640 litres pour 48 heures
- Kit de secours
- Vérifié chaque mois
- Exercice de panne
- Une fois par trimestre
Pourquoi c’est indispensable
Sans assez d’eau, le poulet mange moins et ne grandit pas ; chez la pondeuse, une coupure d’eau d’une journée casse la ponte pour des semaines. Une pompe en panne, un forage à sec ou une coupure du réseau arrivent toujours au mauvais moment.
Le courant fait marcher la pompe, l’éclairage, les lampes chauffantes et l’alimentation automatique. Chez les pondeuses, une coupure qui raccourcit la journée fait chuter la ponte.
Dimensionner la réserve d’eau
La réserve couvre au moins 48 heures de la plus forte consommation. Vers 42 jours, un poulet de chair boit environ 0,36 litre par jour : 1 000 poulets boivent donc environ 360 litres par jour, et jusqu’au double par très forte chaleur. Pour 48 heures, prévoyez au moins 750 litres, et le double pour être tranquille en saison chaude. Pour 1 000 pondeuses à 30 °C (environ 320 ml par poule et par jour), comptez environ 640 litres pour 48 heures.
La chaleur fait monter la consommation : pour 1 kg d’aliment, un poulet boit 2 litres à 20 °C, 2,5 litres à 26 °C et 5 litres à 37 °C.
Installer et entretenir la cuve
Placez la cuve ou le château d’eau à l’ombre, ou peignez-la en blanc, et enterrez ou couvrez les tuyaux : un tuyau noir au soleil donne une eau brûlante en milieu de journée, et au-dessus de 30 °C les oiseaux boivent beaucoup moins. La cuve reste fermée et couverte : la lumière fait pousser les algues.
Posez un compteur d’eau sur l’arrivée et notez l’eau bue chaque jour à la même heure : une baisse est souvent le premier signe d’un problème. Entre deux bandes, la cuve se vide, se brosse et se nettoie avec le circuit.
Le groupe électrogène
Le groupe sert à tout ce qui s’arrête avec le courant : pompe, éclairage des pondeuses, lampes chauffantes, alimentation automatique. Installez-le dehors, à l’abri de la pluie, avec l’échappement loin du bâtiment des oiseaux et des personnes : ses gaz contiennent du monoxyde de carbone, mortel et sans odeur.
Gardez du carburant d’avance, stocké à l’écart de l’aliment et des œufs, et démarrez le groupe régulièrement pour vérifier qu’il part. Pour la chaleur, une éleveuse à gaz avec une bouteille de rechange ne dépend pas du courant ; pour la lumière, des lampes à batterie chargées dépannent.
Un plan B testé
Affichez une liste de secours et vérifiez-la chaque mois : bouteille de gaz pleine de rechange, lampes à batterie chargées, carburant du groupe, pompe de secours ou manuelle, stock d’aliment d’une semaine, litière sèche, désinfectant, bâches et cordes, extincteur ou bac de sable, numéros utiles (vétérinaire de la zone, camion-citerne, électricien).
Une fois par trimestre, faites un exercice : « le courant est coupé, montrez-moi ». On allume le gaz, on démarre le groupe, on remplit un abreuvoir à la main. Dès le démarrage, une période de nuit chaque jour habitue les oiseaux au noir : ils ne s’entassent pas en panique lors d’une coupure.
Les erreurs courantes
Pas de réserve, ou une réserve calculée sur les poussins et non sur les oiseaux à l’âge de vente ; cuve au soleil, ouverte, jamais nettoyée ; groupe jamais essayé ou sans carburant le jour de la panne ; groupe placé contre le bâtiment ; aucun numéro de dépannage affiché.
