Une coquille qui se casse facilement entraîne des œufs déclassés et complique leur collecte. Chez les pondeuses, le calcium et le phosphore participent à la formation de la coquille, mais leur équilibre compte autant que leur présence dans la ration. Avant d’ajouter un complément au hasard, observez l’alimentation et les conditions d’élevage.
Vérifier la ration et les minéraux
Le calcium est indispensable à la solidité de la coquille. Il doit être fourni en quantité adaptée au stade de ponte et sous une forme que les poules peuvent utiliser. Les coquilles marines broyées ou le calcaire destiné à l’alimentation animale peuvent être des sources de calcium, à condition que leur qualité et leur dosage soient maîtrisés. Des particules de taille différente, dont certaines restent plus longtemps dans le gésier, peuvent contribuer à fournir du calcium pendant la formation de la coquille. Demandez conseil à un technicien pour choisir une présentation adaptée à votre aliment.
Le phosphore intervient aussi dans le métabolisme minéral. Un excès ou un manque, comme un mauvais équilibre entre calcium et phosphore disponible, peut perturber l’utilisation des minéraux. Évitez donc de corriger la ration en ajoutant séparément des produits sans connaître sa composition. Vérifiez l’étiquette de l’aliment, son adéquation avec les pondeuses et ses conditions de conservation. Un aliment humide, moisi ou mal stocké doit être écarté : il peut perdre en qualité et présenter un risque sanitaire.
Observer l’eau, la chaleur et les poules
En période de forte chaleur, fréquente en Côte d’Ivoire, les poules peuvent moins consommer d’aliment. La ration apporte alors moins de calcium et d’autres nutriments. Assurez-vous que l’eau propre reste disponible en permanence, que les abreuvoirs fonctionnent et que le bâtiment est suffisamment ventilé. Évitez les changements brusques d’aliment et limitez les sources de stress, notamment les manipulations répétées.
La fragilité des coquilles peut également être liée à l’âge des pondeuses, à une maladie ou à un problème de gestion du lot. Notez quand le défaut apparaît, observez la consommation et recherchez d’autres signes inhabituels : baisse de ponte, poules abattues ou coquilles déformées. Si le problème persiste, sollicitez un vétérinaire ou un technicien plutôt que de multiplier les compléments.
Agir avec méthode
Commencez par examiner quelques œufs, l’aliment, l’eau et l’état du bâtiment. Consignez vos observations et vérifiez que la ration est bien formulée pour des pondeuses. En Côte d’Ivoire, adaptez aussi la ventilation et l’accès à l’eau aux périodes chaudes. Faites contrôler le lot si les coquilles restent fragiles : une correction ciblée vaut mieux qu’un ajout improvisé.
--- *Source : NEXTEKCI — Expertise interne — résumé et analyse par NEXTEKCI.*

