Pourquoi les saisons comptent
En Côte d’Ivoire, l’alternance entre périodes sèches et pluvieuses modifie les conditions d’élevage. Pendant les fortes chaleurs, les pondeuses peuvent moins manger et boire davantage. La production d’œufs, leur calibre et la qualité des coquilles risquent alors d’être affectés. En saison des pluies, l’humidité, les fuites d’eau et une ventilation insuffisante favorisent une litière mouillée et la multiplication de germes ou de parasites. Ces effets ne sont pas identiques dans chaque bâtiment : observez vos animaux et vos relevés plutôt que de vous fier à une règle générale.
Avant les fortes chaleurs
Vérifiez que l’air circule correctement, sans courant d’air direct sur les oiseaux. Nettoyez les ouvertures et les ventilateurs, et contrôlez leur fonctionnement avant les journées les plus chaudes. Réduisez les sources de chaleur inutiles dans le bâtiment et assurez une disponibilité permanente d’eau propre et fraîche. Inspectez régulièrement les abreuvoirs pour repérer les bouchons, les fuites et les zones où les oiseaux ne peuvent pas boire facilement.
Distribuez l’aliment aux heures les plus fraîches, selon les recommandations de votre technicien ou de votre fournisseur d’aliment. Évitez les changements brusques de ration. Si la consommation baisse, notez-le et demandez conseil à un professionnel : ne modifiez pas seul la formule alimentaire ni les compléments.
Se préparer aux pluies
Avant les premières averses, réparez les fuites de toiture et vérifiez l’évacuation des eaux autour du bâtiment. Maintenez la litière sèche en retirant les zones souillées et en corrigeant rapidement les problèmes d’abreuvement. Une litière humide dégage davantage d’ammoniac et peut irriter les voies respiratoires. Gardez aussi les aliments à l’abri de l’eau et de l’humidité afin de préserver leur qualité.
Renforcez les mesures de biosécurité : limitez les visites, nettoyez les bottes et le matériel, et évitez de transporter de la boue ou des déjections d’un poulailler à l’autre. Surveillez les signes inhabituels, comme une baisse soudaine de ponte, une coquille plus fragile, des fientes anormales ou des oiseaux abattus. En cas de doute, contactez rapidement un vétérinaire.
Suivre les changements
Consignez chaque jour la quantité d’aliment et d’eau consommée, les œufs ramassés, leur qualité et les mortalités. Comparez les tendances avec les conditions météo et les interventions réalisées. Ces notes permettent de distinguer un effet saisonnier d’un problème sanitaire, d’équipement ou de conduite d’élevage.
Dès maintenant, inspectez votre bâtiment, vérifiez l’eau et commencez un suivi quotidien : vous pourrez adapter vos pratiques avant que la saison ne perturbe durablement vos pondeuses.
--- *Source : NEXTEKCI — Expertise interne — résumé et analyse par NEXTEKCI.*

