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Les matières premières alternatives de Côte d'Ivoire : drêches, tourteaux locaux, manioc, résidus de brasserie

Le maïs et le tourteau de soja font 85 à 90 kilos de chaque sac d'aliment ivoirien, et leur prix fait 75 % du coût. Chaque fois que l'un des deux monte, l'éleveur se tourne vers ce que le pays produit : drêches des brasseries d'Abidjan et de Bouaké, tourteaux de coton et d'arachide du nord, palmiste et coprah du sud, manioc partout. Ces matières premières peuvent faire baisser le coût d'un aliment ; elles peuvent aussi le rendre toxique, rance ou impossible à manger si l'on ignore leurs limites. Cette leçon donne leurs valeurs moyennes, leurs facteurs antinutritionnels, leurs limites d'incorporation, et deux exemples résolus au tableur qui montrent quand une alternative vaut le coup et quand elle ne le vaut pas.

15 min de lecture · quiz de 5 questions à la fin

Par Abdul Hussein ChoumanFondateur de NEXTEKCI · couvoir d’Agnibilékrou depuis 2006
Leçon réservée aux élèves qui suivent les étapes

Cette leçon fait partie du Spécialisation Fabriquer l'aliment, niveau expert. Elle s’ouvre à tout élève inscrit, dès l’inscription gratuite. Les niveaux 1 à 5 et les filières restent lisibles par tous.

Le maïs et le tourteau de soja font 85 à 90 kilos de chaque sac d'aliment ivoirien, et leur prix fait 75 % du coût. Chaque fois que l'un des deux monte, l'éleveur se tourne vers ce que le pays produit : drêches des brasseries d'Abidjan et de Bouaké, tourteaux de coton et d'arachide du nord, palmiste et coprah du sud, manioc partout. Ces matières premières peuvent faire baisser le coût d'un aliment ; elles peuvent aussi le rendre toxique, rance ou impossible à manger si l'on ignore leurs limites. Cette leçon donne leurs valeurs moyennes, leurs facteurs antinutritionnels, leurs limites d'incorporation, et deux exemples résolus au tableur qui montrent quand une alternative vaut le coup et quand elle ne le vaut pas.

Ce que vous apprendrez
  • ✓Connaître la valeur nutritionnelle moyenne et la limite d'incorporation des principales matières premières alternatives disponibles en Côte d'Ivoire
  • ✓Reconnaître le facteur antinutritionnel de chacune (gossypol, acide cyanhydrique, facteurs antitrypsiques, aflatoxines, fibre, rancissement) et le geste qui le maîtrise
  • ✓Introduire une alternative dans une formule au tableur en vérifiant quel nutriment devient limitant et en le corrigeant
  • ✓Décider, chiffres en main, si une alternative fait baisser le coût de la formule complète, et à partir de quel prix
Plan de la leçon
  1. Pourquoi des alternatives, et où elles se trouvent
  2. La table des alternatives : valeurs moyennes et limites
  3. Les quatre questions avant d'incorporer une alternative
  4. Exemple résolu 1 : du tourteau de coton dans l'aliment croissance, et la lysine qui devient limitante
  5. Exemple résolu 2 : manioc et drêches dans l'aliment de ponte, et la question du prix du maïs
  6. La règle de l'expert : une alternative à la fois, mesurée
  7. Pour aller plus loin
À retenir de cette leçon
  • •Alternatives ivoiriennes : drêches séchées (2 200 kcal, 25 % de protéine, 5 à 8 % chair, 10 % ponte), coton (2 100, 40 %, 5 % chair, jamais en ponte, gossypol), arachide (2 600, 45 %, 5 à 8 %, aflatoxines), palmiste et coprah (1 500 à 2 000, 15 à 22 %, 5 à 10 %, fibre et rancissement), soja artisanal (cuisson vérifiée par uréase), manioc (3 150, 2,5 %, 10 à 20 %, acide cyanhydrique, poussière, + méthionine).
  • •Quatre questions : valeur réelle du lot, facteur antinutritionnel et geste, conservation, régularité ; et une alternative à la fois, à demi-limite, contre un bâtiment témoin.
  • •Exemple 1 : 5 kg de coton dans C2 font tomber la lysine à 1,07 % ; 50 g de L-lysine la ramènent à 1,105 % ; coût 181,20 u, soit − 1,8 % : rentable si l'on a pensé à la lysine.
  • •Exemple 2 : 10 kg de manioc + 5 kg de drêches en ponte coûtent + 0,65 u aux prix normaux (inutile) et − 2,33 u quand le maïs monte de 20 % (rentable en soudure) : relancer le solveur chaque mois.
  • •Drêches humides : 100 kg à 78 % d'eau = 22 kg de matière sèche = 24 kg de drêches séchées ; sécher en couche de 3 cm en 2 jours, jamais au mélangeur telles quelles.
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